Résidence Arts & Sciences IdEx - Etape1: le poids

français
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#1

avec, Marie Aline Villard, Simon Girault-Têtevide et Amandine Braci, Théo Segonds, Antoine et Thibault Desprez

L’humain éprouve le poids.
Il répond subjectivement à la loi de la pesanteur qui le travaille. Cette force verticale engage une contrainte à laquelle il faut répondre.

On peut faire coïncider l’axe corporel avec l’axe gravitaire ou au contraire perturber la coïncidence.
Poppy ne répond pas subjectivement à cette loi de la pesanteur. Il ne peut pas choisir d’être dans une acceptation ou une non-acceptation gravitaire.
Poppy peut-il vivre l’expérience de la pesanteur ?
En tant que réalité physique et construction mentale, l’expérience du poids ouvre une poétique qui dépasse la simple opposition lourd/léger.
Peut-on donner l’impression que Poppy éprouve le poids ?
On aurait pu essayer de le faire tenir sur les mains ou sur un pied. On aurait ensuite tenté de le programmer, pour qu’il exécute la tâche. Mais où se situerait l’épreuve pour Poppy et pour le regardeur ?
En sachant que regarder le mouvement de l’autre peut provoquer un effet de transport, jusqu’à avoir la sensation de perdre son propre poids, on a voulu le mettre en situation d’effort. Un effort qui l’entraine hors de sa structure humanoïde, et qui crée un désir moteur par la mobilisation gestuelle demandée par le mouvement de pousser.
Par des effets « spéciaux » très simples et visibles, on tente de générer un effort chez Poppy. Le regardeur placé au sein de cette tension peut partager l’effort généré pour produire cette absurde marche ; celle d’un robot pris dans un bloc, qui ne peut le pousser qu’en étant suspendu et assisté.

Captures vidéo, 2015
Inria Aquitaine. Talence
vidéos “Penser à inverser pour marcher penché sans avancer”